Et il y aura aussi des jours où tu vas te sentir… mal.
Tu peux te sentir fatiguée.
Épuisée.
Peut-être bien un peu de douleurs quelque part (chez moi c’est souvent le dos et/ou les genoux).
L’envie de rien… Peut-être même pas la moindre idée de ce dont tu pourrais avoir envie, et qui pourrait réellement te sortir de cette léthargie engluante… Non… Aucune motivation à l’horizon…
Car oui, c’est ça. Engluée… Un peu comme une limace… Un escargot ? Un blob alors ?

Et dans ces moments là, tu vas bien tenter de te traîner d’une pièce à l’autre dans la maison… Tout juste bonne à tourner en rond… Laissant parfois quelques démons t’orienter dangereusement vers tes faiblesses (paquet de clopes, paquet de gâteaux tablette de chocolat…)…
Du coup… Il faut faire quoi ?
Première option : repose-toi !
Quand ton mental entraîne ton corps vers l’inaction, comme la marmotte au cœur de l’hiver… Il est parfois bon, simplement, de… prendre un peu de repos. Accepter de faire une journée OFF (de temps en temps). Une journée « non productive ».
Une journée (ou une demi-journée) à ne faire que des choses à priori inutiles !
T’allonger dans un fauteuil. Relâcher les tensions. Prendre des positions qui vont étirer quelques muscles.
Te reposer.
Dormir ?
Car à un moment, si ton corps dit STOP, c’est qu’il a besoin d’un peu de repos.
Après tout. Chacun est (encore) libre de s’organiser comme il veut pendant son temps libre ! A priori, il n’y aura aucune sentence si la lessive n’est pas faite aujourd’hui. Si tu la fais demain, etc. Et tu peux toujours préparer un truc vite fait à manger aujourd’hui. (Ce sera même l’occasion de vider un peu ce congélateur, n’est-ce pas !). Ou commander un pizza. Ou ce que tu veux. Mais la pizza, il n’y a pas trop à réfléchir. Même s’il y a des jours où même choisir une pizza va être pénible…

Je trouve qu’une bonne manière d’occuper (quand-même) cette journée, entre deux petits « riens », c’est de faire la liste de tout ce qu’il te reste à faire. Ces moments de petite déprime sont idéaux pour cette activité, car ton mental va justement être capable de faire la liste complète et exhaustive de tout ce que tu ne veux absolument pas faire aujourd’hui. Mais ce qui est cool, c’est que tu vas aussi le rassurer : non ! Ce ne sera même pas pour aujourd’hui ! Et ça n’empêche tout de même pas de le noter… Voire de le planifier ! (Demain ? 😅)
Deuxième option : faire… un p’tit peu !
Il se peut que tu aies tout de même des tâches à effectuer… Les fameuses obligations que tu t’es mises dans les pattes. Ou celles qui semblent arrivées là « comme ça »…
Les obligations
Que ce soient tes propres activités, celles de tes enfants, un rdv prévu de longue date etquetunepeuxabsolumentpasrater, ou une lessive in extremis sinontunasplusrienàmettredemain (ce serait dommage !)… I
Impossible d’y échapper !
Mais tu peux toujours te contenter du minimum syndical !
Les motivations
Le plus sympa est de trouver un peu de volonté pour un loisir. Cette fameuse activité, tout en bas de la listedechosesàfaire, cette activité que tu repousses systématiquement parce qu’il y a plus urgent… Peut-être que tu rêves de faire de la pâte à pain ? Du macramé ? Un peu de peinture, ou juste poser tes fesses et bouquiner… ?
Et si l’Univers t’envoyait précisément aujourd’hui pour que tu puisses enfin t’adonner à ce loisir, ce plaisir ? Que tu puisse enfin faire t’occuper de ce point là ?!
L’importance de planifier
Je l’ai déjà évoqué un peu plus haut dans l’article. Car cette journée OFF doit absolument avoir une fin. Une date de « remise en route ». Sinon c’est l’affaire de tomber dans une crise de procrastination level 10, option dépression, et c’est un coup à (au choix) : s’intoxiquer sévèrement à la nicotine, prendre 5kg. (Remarque : j’ai évoqué les gâteaux et les tablettes de chocolat, ça fonctionne aussi pour les glaces !). En plus, en ne faisant RIEN, tu n’aurais RIEN à raconter, et tu deviendrais aussi ennuyeuse que ta vie. Donc non.
Il va bien falloir reprendre le cours de ta vie !
1ère étape : to do list
La fameuse !
D’un sens ce n’est pas vraiment fatiguant…
De l’autre c’est super utile.
Alors tu vas avoir du mal à trouver des excuses pour ne pas la faire ! Même lors d’une journée OFF.
Même si ta liste doit faire 3km de long.
Tu peux faire un premier jet, que tu hiérarchiseras plus tard. Ou directement sur un clavier (une feuille de texte, un bloc note, ou n’importe quelle appli que tu utilises déjà pour t’organiser). Personnellement, j’utilise l’agenda quand j’ai la date où ça doit être fait, le bloc-notes du téléphone quand je fais de la masse (ma liste de 3km), et j’apprends actuellement à utiliser l’appli TRELLO. Ça permet de hiérarchiser plus facilement !
2ème étape : estimer la durée
C’est une étape qui se fait aussi bien assise, qu’allongée ! Mais afin de ne pas te trouver à faire une journée de 36h le lendemain, il va falloir que tu estimes au plus juste, le temps que vont te prendre les principales tâches que tu as déjà notées.
Astuce 1 : vois large ! Les êtres humains ont tendance à surestimer ce qu’ils peuvent faire en un court laps de temps, mais sous-estimer sur le long terme ! Il faudrait donc avoir des objectifs à 3 mois, la liste des tâches à faire dans les 4 prochaines semaines, et un planning à 1 semaine d’avance.
Mais ne prevoir que des petites journées.
Astuce 2 : si tu n’y arrives pas, essayes de diviser la tâche en plus petites tâches. Par exemple, si ton objectif est de nettoyer la maison, tu peux commencer par faire les carreaux (4h), puis passer l’aspirateur (1h), puis la serpillière (1h + 1h de sechage). Etc.
Je t’invite à avoir toujours environ 1h « vide » dans le planing de tes journées. Cette heure permettra de « rattraper » une tâche dont la durée à été sous-estimée, ou de gérer un imprévu ! Et si tout a été parfaitement dans le timing (bravo !), hé bien ce sera une heure de gagnée pour faire ce qui te plaît !
3ème étape : hiérarchiser
Ce qui est chouette, c’est que tu ne vas pas être obligée de hiérarchiser les 3km de to do list !
Tu peux déjà commencer par faire un prétri.
1. Qu’est-ce qui est vraiment urgent ? Là, tu vas mettre tout ce qu’il aurait été bien de faire aujourd’hui. (Ainsi que tout ce qui était à faire pour hier, le cas échéant).
2. Qu’est-ce qui est important pour toi de faire bientôt ? Autant le point 1 ne dépend pas forcément que de toi (ça peut être pour un boulot, pour ta famille, tes engagements envers autrui), autant je mets dans ce point 2 les choses qui ne regardent que toi. Ces choses que tu fais pour toi. Ça peut être un rdv coiffeur, une séance chez l’esthéticienne, aller à la salle de gym, investir du temps dans un projet personnel…
3. Puis tu peux classer la suite en fonction des priorités de ce que tu as noté (et qui dépendent de toi, de ta vie, et de tes valeurs, personne ne peut le faire à ta place… 💖). Les points 1 et 2 devraient rapidement trouver une place dans le planning des prochains jours…
Et, c’est peut-être aussi le moment de caser quelques temps de repos (d’office), et quelques loisirs (sinon ils vont encore finir en bas de la liste !)
4ème étape : programmer
C’est le moment de sortir l’agenda.
Le but n’est évidemment pas de tout caser (pour les 72 prochaines semaines) ! Mais je t’invite à planifier ce qui est à la fois urgent et important. C’est à dire ce qui est à fort enjeu, et que personne ne peut faire à ta place.
Tu devrais avoir un sentiment de satisfaction à la fin de cette activité. En effet : d’une part, voilà cette journée rentabilisée par ce simple travail d’organisation ! Pas de culpabilité à avoir !! Et d’autre part, tu as tout le reste de ce « temps OFF » pour ne surtout rien commencer (sauf si tu y tiens vraiment).
La culpabilité

Il y a un sentiment de culpabilité qui peut venir gâcher une journée dédiée à l’ennui.
Si tu suis bien cet article : tu auras fait ce qu’il est juste indispensable, et pris et accepté avec plaisir cette journée volontairement chômée.
Tu auras aussi planifié une reprise d’activité dans les 24 prochaines heures. Et tu sauras exactement quoi faire, et quand.
Finalement… Quelle belle journée !
Te forcer…

Il se peut aussi que tu n’acceptes pas l’idée d’être fatiguée. Comme si ce n’était réservé qu’aux fainéants et aux bons à rien. Ou simplement réservé « aux autres ».
D’où vient cette idée ?
C’est une question qui n’est pas évidente, mais je t’invite à réfléchir à l’origine de cette idée. Pourquoi toi, tu n’aurais pas le droit d’être fatiguée, épuisée, ni le droit de te reposer ?
Est-ce qu’un parent a cette valeur de travail, de labeur ? De no pain, no gain ? D’une nécessité de souffrir pour atteindre peut-être un jour, le droit de se reposer ?
Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que ces valeurs t’appartiennent vraiment ?
Si tu veux étudier cet aspect en coaching avec moi, prends rdv ou écris-moi !
Pas le choix…
Dans certaines périodes de la vie, tu vas avoir des tâches à effectuer, et absolument AUCUNE envie de les faire.
Hormis que cette procrastination avérée à une signification (je te laisse lire l’article sur la procrastination !), il se peut aussi que ton meilleur choix soit de redonner encore un coup de collier pour accomplir ce que tu dois absolument accomplir aujourd’hui.
Mais promets-toi et offre-toi une récompense à la hauteur de ta peine et de ton mérite ! (Sortie, cadeau, journée OFF programmée…)
Nota : certains cas peuvent relever d’une pathologie. Vous pouvez trouver plus d’informations dans cet article. Un coach ou un therapeute saura vous orienter vers un professionnel de la santé si besoin.